L'impression d'être une âme en peine dans les couloir du métro lyonnais... 3 éme wagon 2 éme porte sortir ... prendre les escalators.... 2 ème porte 1 ere voiture....
"Je ne réfléchis plus, je suis dans ma bulle.
Un petit moment de solitude empreint de désespoir latent. Une once d'amertume entrecoupé de mélancolie fugace.....
Je me perds dans mes pensées en imaginant à quel point vont être terribles les minutes passées chez moi sans une présence, sans la femme que j'aime et qui ne m'aime pas. La femme qui m'a désiré sans m'aimer, qui a pronocer ces mots auxquels j'ai adhéré sans retenue en donnant toute ma sincérité et tout mon amour....
La vie est injuste avec les coeurs gentils...."
Je sors du métro. un couple s'embrasse devant moi. Je repense à ses lèvres glacés se posant sur les miennes en plein hiver suisse, à ses mains dans les miennes en plein printemps lyonnais et à ses cheveux ondulants dans le vent estival castrais...
Je l'aime. Elle m'a laissé tombé. Pourtant je continue à l'aimer. Elle m'a surement oublié mais j'ai du mal a me dire que ce n'est plus ma compagne, qu'il n'y aura plus de coup de fil, plus de "je t'aime", plus de "mon chéri", plus ces petites attentions auxquels je me suis habitués au fil des mois....
Je ne suis ni en colère, ni désespéré, ni au bord du gouffre. Je ressens juste un vide. Un énorme trou béant dans mon coeur, qui je le pense, ne sera jamais comblé de la meme manière....
Je gravis avec peine, la pente croix roussienne qui me sépare de
mon modeste appartement. Péniblement, j'arrive enfin à mon domicile.
J'allume la lumière, je laisse tombé machinalement ma veste. Je m'installe à mon bureau et elle me fixe... oui elle me fixe.... la photo de mon ex toujours aussi souriante et belle. Je fonds en larmes et m'endors sur le bois dur et vernis de la table.